A propos

L’univers de l’art, de la sculpture en bronze par l’artiste Moline

Moline est issu d’une famille dont le père a toujours eu des liens affectifs très forts avec l’art. Depuis son plus jeune âge, son père tente de lui ouvrir les yeux et l’esprit par le biais de l’art, de la peinture, de la sculpture, de la gravure, des netsukes … À ce moment-là, Moline n’est encore que spectateur. Dans les années 90, il fait un passage à l’École des Beaux-arts. Ensuite, il crée, mais ce qu’il produit ne le décide pas à prendre la direction de la création artistique.

Naissance d’un artiste sculpteur

Son père, qu’il adore, tombe dans une longue maladie. Cette période est difficile pour Moline. Il l’accompagne durant quatre années de souffrance. Quelques mois après le départ de son père, Moline connaît la dépression. Il reconsidère alors l’ensemble de ses fondamentaux. Après plusieurs séances de modelage de terre avec une artiste, il décide de créer Léon. À travers son personnage, Moline tente de réunir tous les signes de son mal-être. Il les appose sur sa statuette. En premier lieu, l’artiste veut créer un personnage qu’il souhaite agréable à regarder. Mais il a conscience que Léon est aussi une sorte d’autoportrait sous lequel il dissimule les signes de son « breakdown ». Moline dit s’enfermer dans une fenêtre qui est constituée de paramètres comme la simplicité, la symbolique, le calcul et l’anticipation. Pour ses personnages « japano-parisien » amusants et pleins de sens, Moline tire son inspiration du Japon dont la civilisation l’attire ; plus jeune, il a pratiqué l’aïkido. Il tente d’ajouter à Léon un petit côté japonais, sans lui enlever l’identité française. Même si le costume de Léon est bien français, il fait aussi penser à un hakama.

L’histoire de son nom d’artiste « Moline » par le peintre CHANCO

Pendant des années, Moline tisse un lien fort par une correspondance régulière avec le peintre Roland CHANCO. Il lui montre son travail. Celui-ci le trouve intéressant et l’incite à continuer … C’est à ce moment-là que CHANCO le baptise « Moline ». Un véritable honneur pour Moline.

La transversalité avec Dieu, les matériaux utilisés inaltérables, la notion du temps et le côté mystique

Au fond de lui, Moline est persuadé que tout prend naissance grâce à Dieu et qu’inévitablement tout revient à lui, à court ou à long terme. C’est ainsi qu’il comprend le symbole de l’Alpha et l’Oméga. Ce que Dieu donne d’une main, il peut le reprendre quand bon lui semble.

Moline, qui se considère avant tout comme un croyant, aborde ses sculptures en pensant qu’il n’est qu’un simple instrument. Mais son geste de sculpteur, il le met aussi en relation avec l’acte créateur de Dieu. Il s’applique d’ailleurs à sculpter sur des matériaux jugés inaltérables avec le temps, le bronze, la céramique… Sur certains modèles, il rajoute de l’or massif, tel le nez de Léon en forme de phallus.

Moline aime aussi ce qui a trait aux mystères, aux choses cachées ou secrètes, il aime introduire des signes, des nombres, …

 

Série originale de 8 bronzes référencés BRefArt

LA SCULPTURE INTITULÉE « LÉON » PAR MOLINE.

Je vous présente ici une œuvre qui est composée d’une chronologie de quatre bronzes.

Une série originale :

La série de bronze intitulée “Léon” prend naissance dans la dépression de l’artiste en 2016. Cette œuvre originale de huit exemplaires plus quatre Épreuves d’Artiste est composée de quatre séries différentes, qui forment une histoire. La série signée sur le pied droit de Léon, poinçonnée Fonderie de Bronze Lauragaise, est aussi référencée BrefArt.
Des huit exemplaires, l’artiste en a fait quatre séries qui sont représentatives de l’évolution de l’entrée dans la dépression et de la sortie de la maladie de Moline. En effet, à chaque Épreuve d’Artiste correspond deux œuvres originales.
Il explore et crée une liaison de l’entrée dans sa maladie jusqu’à sa sortie.

EAI : Léon est noir, signe du pic de sa dépression.
EAII : Léon se voit attribuer un nez en or massif, symbolise le retour du sexe.
EAIII : Léon devient doré, il est pour Moline synonyme de son travail sur la sculpture et de la vitalité qu’il puise dans l’art. Sa reconstruction est en marche et commence à naître d’autres idées.
EAIV : Léon tout en couleur, Moline reprend un goût à une nouvelle vie et ajoute la couleur.

Léon :

Léon est un autoportrait de Moline en période de sa maladie (dépression en 2016). Dans ce contexte, Moline tente de s’exprimer sur les formes de Léon biens arrondies, sur l’expression du personnage et introduit des symboles, nombres, des mesures …

Une dépression est une maladie invisible aux yeux du grand public, de la famille ainsi que de ses proches. Par conséquent, Moline donne un aspect amusant à Léon pour démontrer que rien ne se voit, mais que tout se vit de l’intérieur. Ce qui n’empêche pas de transcrire toutes les émotions, cette expérience de vie forte qui est parfois négative, sur sa sculpture. Pour cela, il oriente sa sculpture de façon à intégrer de nombreux symptômes.

Explications sur quelques parties de son corps.

– En premier lieu, Moline fait de cet autoportrait un grand écart entre son propre gabarit et sa sculpture. Le personnage est massif alors que Moline est dans la réalité son contraire. Il marque ainsi le signe du rejet, et de l’indifférence de son corps à ce moment-là.

– L’épaule gauche de la sculpture est plus basse que celle de droite, il dénote ainsi que sa vie n’est pas une ligne droite sans difficulté.

– Moline fait du nez de Léon la représentation du phallus d’un homme. La maladie lui fait perdre toute activité sexuelle. Le nez devient le centre d’intérêt du visage de Léon. Il fait du nez un élément majeur de l’histoire du personnage. Dans la chronologie de la série l’EAII, Moline attribut un nez en or massif, qui devient à ses yeux le signe de sa première victoire sur la maladie en reprenant une activité sexuelle.

– Les oreilles sont en sens inverse pour démontrer son incapacité à entendre les choses, ou à les comprendre.

– L’absence de bouche est volontaire de manière aussi à spécifier que dans une période de maladie, la communication en général génère un mutisme, laissant la personne seule, face à elle. Une introspection s’opère sur Moline.

– Les brins des cheveux ont une double histoire. En effet, il faut prendre en compte le bas de la veste et du pantalon qui volette grâce à une légère brise. Cependant les cheveux lisses et immobiles font que le personnage est insensible aux bienfaits de la météo. Il ne ressent pas le côté chaleureux que l’on peut avoir avec un rayon de soleil sur son visage, une légère brise qui caresse notre face. De plus, ils sont aux nombre de sept, ce chiffre est porteur de chance mais aussi pour les sept pêchés capitaux se révélant statiques ou les sept grandes confucéennes du samouraï.

– La veste se rejoint au niveau de la ceinture formant un vide rond mais fléché vers le bas situé au niveau de sont ventre. Le stress envahit Léon et fait partie du personnage. Le mal de ventre étant un système central dans la maladie, le stress en général…

– Moline est croyant, pour montrer sa demande d’aide ainsi que sa gratitude, il dissimile une croix qui prend forme entre ses jambes. Cette croix ressemble aussi à un trèfle mais pas à quatre feuilles ! On retrouve la croix très souvent sur ses différents travaux.

– Son attirance pour le Japon, Moline travaille sur le pantalon et la veste qui font penser à un kimono et hakama japonnais.

Techniques employées.

La technique employée pour la série de bronzes est celle de la cire perdue. Moline est présent à toutes les étapes, il corrige la cire, la ciselure, la patine, il peint,… C’est un homme maniaque, carré, peut-être pénible dans sa passion, mais très respectueux … ! Il aime la vie, et les gens, les relations humaines.

L’Épreuve d’Artiste numéro I/IV correspond aussi à deux autres sculptures numérotées. Moline a créé sa matrice en terre. Mais il souhaite que les dimensions de sa sculpture soient respectées. Il ne cuit donc pas sa matrice pour ne pas perdre les mesures lors de la cuisson puisqu’on le sait, Moline attache une grande importance à la symbolique en général, aux mesures notamment. Sa matrice est en grande partie détruite lors du décollage du moule.

L’Épreuve d’Artiste numéro II/IV correspond aussi à deux autres sculptures numérotées. Elles sont montées avec un nez en or massif. Pourquoi l’or ? Même s’il a peu d’argent et que l’investissement financier est grand pour lui, il souhaite marquer une importance au nez de Léon, pour fêter à sa façon toute la force qu’il retire d’une petite activité sexuelle revenue à ce moment là.
Il souligne ce symbole avec un or plus brillant que le 18 carat. Là aussi, une histoire de chiffre, puisqu’il utilise un or de 22 carats (22 cher à son cœur! Né le 22). Une peinture noire mate est apposée sur le bronze pour attirer les regards sur la star de cette version : le nez.
Le bronze final est créé en deux temps. Un bronze sans le nez. Puis Moline rajoute le nez, fabriqué avec les techniques des prothésistes dentaires, mis en position et fixé mécaniquement et collé.

L’Épreuve d’Artiste numéro III/IV correspond aussi à deux autres sculptures numérotées. Elle est le reflet de sa victoire face à la maladie et grâce à l’ART. Il crée Léon de couleur or, sans patine et en poli miroir. Seule la cire incolore protège la sculpture, pour être éclatante aux yeux de tous.

L’Épreuve d’Artiste numéro IV/IV correspond aussi à deux autres sculptures numérotées. C’est le final, Moline a repris un goût à sa nouvelle vie, il devient une personne aimable respectueuse et retrouve l’humour. Il quitte le monde de la tristesse pour revoir la vie en couleur sans oublier naturellement son passé plein d’expérience. Il ajoute de la couleur à cette dernière série. En hommage certainement à Roland CHANCO, ce magnifique peintre ainsi qu’à son père amateur de peinture, d’art…

Bien à vous,
Moline.